Le tribunal correctionnel de Toulouse a jugé quatorze personnes pour proxénétisme aggravé sur mineures, dans une affaire d’une ampleur exceptionnelle.
Maître Bomstain, avocat de partie civile, est intervenu aux côtés d’une jeune victime pour faire reconnaître son statut et défendre ses droits.
Un réseau organisé, dirigé depuis une cellule
Le procès s’est tenu du 6 au 10 octobre 2025 au tribunal correctionnel de Toulouse.
Quatorze prévenus étaient jugés pour avoir participé à un réseau de prostitution impliquant plusieurs adolescentes, certaines placées à l’Aide sociale à l’enfance (ASE).
Selon l’enquête, ce réseau était dirigé par un homme surnommé « Mowgli », déjà incarcéré à la maison d’arrêt de Béziers pour d’autres faits.
Il aurait coordonné depuis sa cellule l’activité du réseau : mise en relation avec les clients, gestion logistique, locations, transport, surveillance des jeunes filles.
Les victimes, âgées de 14 à 17 ans, étaient recrutées dans la région toulousaine avant d’être envoyées dans d’autres villes, voire à l’étranger.
Le parquet a décrit une organisation « cynique et parfaitement rodée », exploitant la précarité de jeunes filles fragiles et isolées.
Des victimes longtemps réduites au silence
Pendant l’audience, plusieurs jeunes femmes ont témoigné des conditions dans lesquelles elles ont été exploitées.
D’autres, encore traumatisées, n’ont pas souhaité se présenter devant le tribunal.
Malgré la peur et la honte, certaines ont choisi de se constituer parties civiles, étape essentielle pour obtenir reconnaissance et réparation.
Le tribunal a prononcé des peines allant de deux à quatorze ans de prison, dont quatorze ans ferme pour le principal prévenu, reconnu coupable de proxénétisme aggravé en récidive.
Ce jugement marque une étape importante dans la reconnaissance des victimes et la lutte contre l’exploitation sexuelle des mineurs.
L’engagement du cabinet : défendre la parole et les droits des victimes
Intervenant pour l’une des jeunes femmes constituées parties civiles, Maître Bomstain a rappelé les enjeux fondamentaux de ce type de procédure :
« La priorité, c’est que la victime soit reconnue et respectée.
Dans ces affaires, il faut protéger la parole des jeunes filles, la replacer au centre du procès et faire en sorte que la justice entende ce qu’elles ont subi. »
Le cabinet défend régulièrement des victimes de violences, d’abus sexuels et d’exploitation.
Chaque dossier est préparé avec rigueur et humanité :
- accompagnement psychologique et juridique,
- constitution de partie civile,
- chiffrage du préjudice moral et matériel,
- suivi des démarches d’indemnisation.
Une justice qui protège, une défense qui répare
Au-delà de ce dossier, l’affaire rappelle que la justice peut protéger, à condition que les victimes soient accompagnées.
Le rôle de l’avocat de partie civile est essentiel : donner une voix à celles et ceux qui n’en ont plus, garantir que le procès serve la vérité autant que la réparation.
« Chaque reconnaissance de victime est une étape vers la reconstruction », souligne Maître Bomstain.
« Notre mission, c’est de veiller à ce que cette reconnaissance soit complète, humaine et juste. »
Pour nous contacter, cliquez ici
Sources de presse :