Double meurtre en Comminges : l’agriculteur placé en unité psychiatrique

L’agriculteur accusé de double meurtre sur son ex-compagne et la mère de celle-ci, dans le Comminges, a rejoint l’unité psychiatrique de Marchant.

Un homme recroquevillé sur lui-même, complètement isolé. Une semaine après l’interpellation de Serge Dader, cet agriculteur commingeois de 48 ans, soupçonné d’avoir tué son ex-compagne âgée de 54 ans et la mère de celle-ci, 85 ans, dans sa ferme à Eoux, petite bourgade au Sud de Toulouse, le suspect s’est complètement refermé.

Depuis vendredi et en raison de son comportement, il a rejoint l’unité hospitalière spécialement aménagée (UHSA), à l’hôpital Marchant, après avoir passé une nuit à la maison d’arrêt de Seysses, à la suite de sa mise en examen, jeudi 26 mars.

Même s’il a reconnu avoir tué ces deux femmes venues chez lui, probablement le dimanche 22 mars, pour lui porter des vêtements, Serge Dader n’a fourni aucune explication sur son geste. «Il a été incapable de s’exprimer, ajoute son avocat Me Jonathan Bomstain. On est face à une énigme le concernant.» Personnalité troublante, Serge Dader avait été condamné en janvier 2015 pour des violences commises en octobre 2014, toujours sur son ex-compagne. À cette époque, il était en proie à des crises de démence et des troubles du comportement à la suite de la mort de son père. Il avait rencontré son ex-compagne alors qu’elle travaillait en tant qu’auxiliaire de vie pour une association de Saint-Gaudens. Elle lui livrait des repas à domicile. Dimanche 22 mars, cette femme décrite comme généreuse, accompagnée de sa mère, avait frappé à la porte de Serge Dader, à Eoux, pour lui apporter du linge. L’agriculteur, armé d’un couteau de cuisine aurait planté la lame dans la gorge des victimes qui s’effondrent. Inquiet de ne plus avoir des nouvelles de ses proches, un membre de la famille des victimes alerte les gendarmes, le lendemain, lundi 23 mars. Les miliaires découvrent les corps sans vie des deux femmes dans la grande cuisine. Serge Dader s’enfuit à travers les bois, sans chaussures et démuni de pantalon. Traqué par les gendarmes, il est retrouvé le lendemain à 20 kilomètres de chez lui, dans une voiture squattée. Depuis vendredi, cet homme est placé à l’isolement à l’hôpital Marchant. Des résultats d’expertises psychiatriques sont attendus pour savoir si son discernement, au moment des faits, a été altéré ou aboli.

Article de Frédéric Abela, paru le 1er Avril 2015 dans La Dépêche du Midi

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